Otto Schade est né à Concepcion, au Chili, en 1971.
Après un diplôme d’architecture à la Bio Bio University et un en construction et design à Concepción, au Chili, il a débuté sa carrière comme architecte avec son propre cabinet et comme sculpteur urbain, récompensé pour des projets publics et privés.

Fasciné par le surréalisme et l’art abstrait, Otto a transformé ses compétences créatives en peinture, qui est devenue sa plus grande passion. Travaillant à l’origine à l’huile sur toile, il a depuis toujours exploré différents styles et médiums – évoluant, adaptant son style pour inclure d’autres techniques comme le collage, l’illustration et la peinture aérosol sur toiles et murs. La plupart de ses thématiques sont emplies d’ironie et traitées de façon très précise.

Après s’être installé à Shoreditch, Otto s’intéresse au street-art local et adapte à nouveau son style, cette fois-ci à la peinture dans les rues en utilisant le pseudonyme « Osch ». Il a développé son style de sphère pour communiquer sur une thématique anti-guerre et son style aux rubans marque sa connaissance de l’utilisation de l’espace acquise dans son contexte architectural.

Osch a participé à certains des plus grands festivals d’art tels que « Upfest » Bristol (Royaume-Uni), « Sand, Sea and Spray » à Blackpool (Royaume-Uni), « City of Colours » Birmingham (Royaume-Uni) Allemagne). Ses œuvres ont également été exposées aux États-Unis ainsi qu’au Chili, au Kenya, au Japon, en Chine et dans de nombreuses villes d’Europe. Otto a une affinité pour des villes européennes comme Berlin (où il a vécu deux ans), Amsterdam, Moscou, Paris, Barcelone et Londres. En tant que tel, vous pouvez trouver ses œuvres dans les rues, les galeries et les centres d’exposition de tous ces lieux.

Pour sa première exposition personnelle en France à la GCA Gallery Paris, Otto présentera une sélection de ses portraits au ruban ainsi que ses séries des sphères.

Les portraits se concentreront sur le portrait animalier comme un bestiaire classique. La tradition du moyen-âge est ici revue dans un style très contemporain. L’idée n’est pas tant de dépeindre les animaux eux-mêmes, mais plutôt d’avoir une image très puissante et décorative. Otto parvient à insuffler un certain sens de la poésie, comme dans son «Butterfly kiss», qui représente deux visages s’embrassant et formant un papillon; ou un grand sens de l’humour avec son «Mc Doo Doonald» montrant ce chien urbain faisant ses besoins tels une glace italienne sur le trottoir.

Son «Elephant», «Horse Head» ou «Tiger Threat» doivent être considérés plus comme une image frontale rendant hommage à la puissance et la majesté de ces bêtes imposantes.

En ce qui concerne sa série des sphères, Otto utilise une palette de couleurs limitée et une technique différente. Des silhouettes bidimensionnelles sont placées sur des fonds de coucher de soleil inclus dans un disque. Les thèmes ici sont beaucoup plus sociaux et politiques. L’artiste nous montre les incongruités de la société dans laquelle nous vivons. Sa petite fille ramasse des fleurs ressemblant à des déchets nucléaires ou son jeune couple enchaîné joue à un jeu sur une pomme déjà mangée pendant que des bombardements ont lieu en arrière-plan. La douceur du traitement rend ses images d’autant plus puissantes et significatives tout en gardant une esthétique très décorative.