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BRUTALISME

Le terme « BRUTALISME » est né en 1954 au Royaume-Uni (Brutalism) et est inspiré du béton brut de Le Corbusier, qui caractérise l’Unité d’Habitation de Marseille (1950), et notamment par une citation de 1923: « L’architecture, c’est, avec des matières brutes, établir des rapports émouvants ».

Ce style architectural, avec sa répétition d’éléments utilitaires sans décors, devient un symbole qui présent dans tous les paysages métropolitains agressifs et qui représente toutes les villes dans notre imaginaire urbain occidental.

Ainsi, le concept de l’exposition «La beauté du brutalisme» est de peindre une série de 10 œuvres abstraites traitant du dualisme entre les masses de ciment et une explosion de la NATURE, capable de recouvrer son territoire.

Nous voyons dans cette exposition toute la maîtrise d’Etnik combinant des formes géométriques avec des éléments naturels entrelacés et travaillant sur des supports industriels comme le métal et le bois.

Etnik utilise une large palette de couleurs qu’il réduit parfois délibérément à quelques tonalités afin d’obtenir un effet esthétique spécifique. Alors qu’ Etnik utilise principalement des bombes aérosols quand il peint à l’extérieur, il se sert presque uniquement de pinceaux et de peintures acryliques sur ses œuvres d’atelier.

La construction récurrente de ses compositions part du centre des oeuvres et se propage vers les bords. Le noyau plein d’énergie se répand dans une structure en forme de cercle. Les compositions sont toujours très bien équilibrées et classiques malgré leur effet désordonné.

De manière générale, l’artiste aime utiliser le contraste entre le traitement très propre et précis des sujets et l’aspect plus rude du support en bois laissé brut sur lequel il projette de grandes éclaboussures de peinture. Ces dernières ont l’air semblent être appliquées de manière aléatoire pour mettre en évidence l’opposition entre formes précises et aiguisées et peinture gestuelle.

Les villes abstraites et les éléments naturels immatériels semblent flotter dans leur propre univers clos ; en ajoutant à cette exposition l’inclusion de mots dans le cadre de la composition. Comme d’habitude, Etnik nous fait voyager dans un monde qui lui est propre, un monde où la nature surmonte les villes, un monde décoratif où tout est encore possible, où la nature reprendra le dessus sur la ville.